youpilapinou

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi, juin 7 2010

Mais où va mon carambar?


Ma réflexion sur le sujet de Fabrice Hybert continue son cheminement, il n'est jamais trop tard.
L'idée de base (imaginer le remplacement des ice berg et glaciers par du carambar et du chocolat) s'est élargie à plus de gourmandises, c'est à dire une pour chaque élément naturel (mer = schtroumpf, ice berg = chamalo, glacier = carambar, glace fondue = chocolat/nutella).

La réflexion porte aussi sur la véracité de l'hypothèse initiale du réchauffement climatique.
En me renseignant via internet sur ce sujet, je remarque que les avis sont partagés : certains ont un discours écologiste et culpabilisant pour l'homme, d'autres estiment que c'est une duperie, j'apprends alors qu'ils se nomment les "climatoseptiques".
(comparer sur internet : www.terresacrée.org à "l'arnaque du réchauffement climatique", vidéo sur daily motion)
Plus je cherche d'informations, plus je me rend compte qu'il y a deux camps. La réalité du réchauffement climatique se transforme petit à petit en rumeur, puis en illusion et en mythe.
Fait qui m'arrange puisque je veux utiliser la sucrerie légendaire qu'est le carambar. Autre gourmandise divine : le nutella. Il y a d'ailleurs un parallèle à faire puisque le chocolat est aussi connu comme boisson des dieux. Pourtant, manger des sucreries est vécu comme un péché et nous donne mauvaise conscience. Tout comme le fait de ne pas faire le tri sélectif ou de prendre sa voiture pour un trajet court, et d'encourager ainsi le réchauffement climatique.
Je m'applique donc remettre en question ces légendes, où du moins à les rendre visible en détournant les blagues carambar, qui deviennent alors des slogans de propagande.


mythe.jpg


climatoseptie.blogok.jpg

Lorsque l'on se laisse porter par la proposition d'une nature en friandise, un monde d'illusion se crée, un univers magique, remplie de sucreries derrière lesquelles le vice se cache (exemple : charlie et la chocolaterie). La réalité devient spectacle, et les couleurs du carambar me rappellent étrangement celles du cirque.



IMAGINEZ.jpg


À quoi ressembleraient vraiment les pôles nord et sud s'ils étaient constitués de chocolat, de carambar, de schtroumpf, de chamalo, de nutella? (réponse à laquelle j'essayerai de répondre prochainement en maquette)
La question "êtes vous climatoseptique?" remet en doute la réalité de la catastrophe prédite par l'utopie du projet en sucrerie.

J'ai produit des carambars plus grand que nature (voir billet précédent sur le projet Hybert), qui vont du plus petit au plus grand. (le premier de la taille de l'ordinateur portable, le deuxième d'une largeur de table, le troisième d'une longueur de table). Ceci peut être mis en parallèle avec l'ampleur grandissante que prend le débat sur le réchauffement climatique dans la société actuelle, et son passage de rumeur à illusion, puis au mythe.


Réalisations plastiques à expérimenter bientôt :
- maquette des pôles nord et sud en schtroumpf, chamalo, nutella
- enrobage chocolat des plus petits carambars, avec l'aide du CFA de Bayonne (qui pourrait alors être partenaire de mon projet et fournir le chocolat)
- mise en forme molle des deux autres carambars à plus grande échelle (en tissus chocolaté peut être).


Maquettes :

Petit carambar :



carambar moyen :



grand carmabar :



Soit les trois réunis :





Pour réussir un bon réchauffement climatique il vous faut :

- deux paquets de schtroumpfs bien mûrs

                               



- une dose de chamalos




- un pot de nutella




Mettez les schtroumpfs dans une casserole et faites les fondre en remuant délicatement




Coulez ensuite les schtroumpfs fondus dans un moule de votre choix






Laissez refroidir 20 minutes et démoulez sur un plat convenable (attention le schtroumpf reste collé aux doigts, mettez des gants)


Disposez ensuite les chamalos en ice berg sur la mer de schtroumpfs






Lorsque la forme de l'ice berg vous satisfait, versez le nutella préalablement réchauffé sur la glace.
Faites le couler à la manière du chocolat dégoulinant sur la poire de la publicité "Nestle c'est fort en chocolat".

Vous obtiendrez un beau réchauffement climatique qui ressemblera plus à un dépôt d'excrément qu'au pôle nord en friandise, mais ainsi va la vie.








schtroumpf.jpg



legende.jpg


dimanche, juin 6 2010

dimanche pluvieux

Photo_23.jpg


Le dimanche, je tourne en rond, je tourne en rond, je tourne en rond, je tourne en rond, je tourne en rond, je tourne en rond.......
Et vous?

mercredi, mai 26 2010

No sex last night

Film de Sophie Calle et Greg Shephard, 1h15, filmé en caméra amateur.
Traversée des Etats Unis en cadillac (1992).

Le couple Calle et Shephard bat de l'aile, et décide d'entreprendre un long périple dont le but final est leur mariage à Las Vegas, dans leur voiture. Chacun amène sa caméra et s'en sert de confident, à défaut de se parler l'un l'autre.

Première impression, c'est difficile à regarder, l'image bouge beaucoup, le son est mauvais, la voie off de Sophie Calle en anglais est incompréhensible. Le film alterne entre image fixe et image en mouvement. La succession d'images fixe, à la manière d'un roman photo commenté en voie off fait tout de suite penser à "la Jetée" Chris Marker (la dédicasse s'adresse d'ailleurs à lui à la fin du film). On remarque très vite que le film va au rythme du voyage, c'est à dire qu'il dépend de la santé de la voiture. À chaque panne, la narration ralentie, et Sophie Calle s'ennuie (ce sont surtout ses commentaires que l'on entend). Le spectateur s'ennuie aussi mais commence à s'habituer aux ruptures dans l'image. Une atmosphère étrange se dégage du film, on sent de la jalousie du coté de Sophie C. et de la réserve chez Greg S. C'est d'ailleurs assez incroyable de percevoir leurs sentiments parce qu'il n'y a pas de jeu d'acteur; il s'agit juste de leur quotidien filmé mutuellement en toute honnêteté. Ils ne se parlent pas beaucoup, tout passe par leur caméra. Au montage, ils ont mélangé chacun leurs commentaires ce qui nous permet de savoir ce qu'ils pensent individuellement à chaque moment ambigüe, alors qu'eux même en temps réel ont vécu le malaise.
Quelques plans dans la voiture m'ont fait penser à "Ten" de Kiarostami, où, d'une certaine façon, nos deux passagers se confient et dénoncent l'oppression de la vie de couple.
Le titre du film, "no sex last night" vient de l'énumération de ce même fait par Sophie Calle, son compagnon étant amoureux d'une autre, et lui écrit des lettre d'amour en cachette.
Par rapport aux mouvements de caméra, il est intéressant de noter que celle ci reste plutôt fixe : lors des plans dans la voiture, il n'y a que la voiture qui bouge et l'on voit donc défiler le paysage. Lors d'un arrêt, souvent due à une panne (phénomène presque aussi fréquent que le "no sex"), le film repasse en mode roman photo. Il y a même une sorte de slow motion sur une assiette, qui se vide de photo en photo. J'avais l'impression de voir une autre version du Warhol mangeant un hamburger.
Le cheminement du couple est long, autant pour eux même que pour le spectateur. Cette sorte de pèlerinage m'a finalement tellement marqué que je suis incapable de me souvenir de ce qu'il se produit après leur mariage.
Une chose est sûre, ils ont du mettre les choses au clair entre eux pour pouvoir monter le film avec leurs deux caméras.

samedi, mai 22 2010

extrait du carnet
















Image_1.png








caméra puis son

Extrait du temps des gitan
Je n'arrive pas à déposer l'extrait sur le blog mais on peut la trouver sur youtube à : Emir Kusrurica - Le temps des gitans (1988) - Extrait

CAMÉRA

Mouvement lent de la caméra, du personnage principal vers l' action. Rotation en douceur de la montagne vers le lac, la caméra semble dé-zoomer pour obtenir un plan d'ensemble de la scène, pour nous dévoiler le contexte en contre bas. Le personnage principal semble incrusté au premier plan ce qui accentue l'étrangeté de la séquence, mais disparait pour laisser place à une grande étendue que l'on découvre alors par un plan général. La camera reste fixe ensuite, ce qui permet au spectateur de contempler ou de comprendre ce qu'il se passe.
La suite semble n'être constituée que de plan fixe, mais remplie d' un certain vertige. En effet, on se demande si c'est la caméra qui bouge imperceptiblement ou les personnages et les objets de la scène qui sont en mouvement. Ceci crée une sensation de flottement. Dans tous les cas les mouvements de caméra sont plutôt lent et maîtrisés, elle balaye la scène.
Elle prend ensuite par alternance la place du jeune homme, nous montre ce qu'il voit, puis celle de la fille.
Le montage des différents plans semble absurde, nos deux jeunes se retrouvent dans une sorte de "radeau cercueil" qui avance, puis l'on voit deux enfants qui contemplent la scène de haut, comme si le radeau ne bougeait pas... Il y a quelque chose d'illogique dans l 'espace montré mais qui correspond à l aspect onirique de cette séquence.
Vue d'ensemble encore, puis focalisation sur ce que voit la vielle dame. Plan fixe sur son visage, elle pleure, ce qui nous laisse pré-sentir quelque chose de dramatique (impression accentuée par la musique).


SON

Comme dit plus haut, cette séquence est accompagnée d'une musique plutôt bouleversante, et elle est présente du début à la fin de cet extrait. A certains moments seulement, on entend les voix et bruits de nos deux jeunes personnages lorsqu'ils sont dans le radeau cercueil, par dessus la musique. Les rires de la filles se confondent à des sanglots, on ne sait pas trop comment les interpréter puisqu'on ne la voit pas. On entend aussi la gifle donnée par un des petits espions à l'autre, qui se régale de la scène. Les cœurs dans la musique peuvent quelques fois être assimilés aux chants des personnes qui sont présente et rassemblées dans la scène, cela fait un effet de masse et donne un coté religieux et sacré à la séquence.

vendredi, mai 21 2010

Projet Hybert

Intervention de Fabrice Hybert, deuxième semestre.

Sujet : Vous êtes entre mer et montagne et ce que je vous demande c'est de mettre en place la création d'une entreprise qui puisse vous permettre de faire partager aux autres soit vos inquiétudes, soit vos espoirs.

Contexte : réchauffement climatique immédiat (d'où la situation entre mer et montagne)

Réalisation : avec l'aide du réseau local, une société ou entreprise qui pourra être notre partenaire.

Présentation de l'idée, du but et de l'action:

Autour du thème du réchauffement climatique (qui n'est basé pour ma part que sur la rumeur répétée de ce fait), je suis d'avis de jouer sur la prise de conscience du danger par un moyen détourné. Imaginez que les glaciers soient remplacés par des Carambars géants...

Ceux ci fondraient et provoqueraient des vagues de caramel, se mélangeant à l'eau et atteignant nos côtes à la manière des marrées noires. Le but étant ici de créer un carambar géant en état de fonte, puis de l'exposer. Pour ce faire, j'ai fait une demande de partenariat à la société CADBURY qui fabrique des confiseries en tout genre, dont le carambar.

Voici la lettre transmise à Cadbury :

OBJET : demande de partenariat

THÈME : prise de conscience du réchauffement climatique, simulation de la fonte des glaces, remplacement imaginaire d'un glacier par un carambar géant.

ÉVÈNEMENT : exposition du carambar géant fondu à Biarritz, fin juin.

PRÉSENTATION : Je suis étudiante en première année à l'école supérieure d'art des Rocailles de Biarritz. Mon projet de fin d'année, encadré par Fabrice Hybert, consiste à fabriquer puis présenter un carambar fondu à grande échelle (d'une longueur de 2 mettre), duquel sortirait une vague de carambar.

Visualisation sur un carambar normal :



Le Carambar état une friandise connue et attirante, il me semble intéressant de simuler le réchauffement climatique par son biais, afin que la prise de conscience soit d'un ordre nouveau. (La chaleur fait fondre le Carambar au lieu d'un glacier)
Simulation d'une fonte des Carambars et ses conséquences :


europe.jpg
Côtes Européennes submergées de caramel


pinguin.jpg
Fonte d'un glacier carambar.

PARTENARIAT : pour réaliser ce carambar géant en état de fonte, 1000 carambars seraient nécessaires. Ils seront ensuite fondus et coulés dans un moule de ma confection. Le carambar géant sera présenté lors d'un grand évènement artistique, fin Juin, au sein de l'école supérieure d'art des Rocailles de Biarritz.

Fin de la lettre.

Ma démarche n'a pas rencontré un franc succès puisque, après réception de ma demande et deux semaines d' harcellement téléphonique, je n'ai pu m'adresser qu'au répondeur du service marketing.
Mon projet tombe à l'eau, touche le fond... mais remonte heureusement à la surface. Je décide donc de remplacer le caramel par du chocolat, et de concrétiser mes simulations de réchauffement climatique par des maquettes que voici :

Prototype 1 du carambar :






Prototype 2 du papier carambar : (à coté du prototype 1 et d'un carambar grandeur nature)

prototype_2.JPG



Emballage du carambar géant, non garni pour le moment :





Maquette d'un glacier en état de fonte :

Image_1.png
Du chocolat sera ici coulé au dessus des Ice berg.


Maquette de la simulation de la montée des eaux caramélisées :



Du chocolat sera coulé à l'endroit représentant la hausse du niveau de la mer (surface marron).



Le lien qu'il me semble intéressant à faire ici est celui entre le procédé pour couler le chocolat et le réchauffement climatique. Pour qu'une couverture chocolat soit brillante il faut passer par trois stades de température :
- un réchauffement à 50°C
- un refroidissement à 28°C
- une remontée de température à 31°C

Le chocolat peut ensuite être coulé et reste brillant.
Pour que ce système fonctionne dans la réalité imaginaire des glaciers en chocolat il faudrait donc qu'il y ait des variations subtiles de températures aux deux pôles de la terre. Si l'on suppose un scénario catastrophe et si l'on prend en compte les changements abruptes de températures que nous subissons seulement au pays basque, l'idée semble réalisable.

mardi, mai 18 2010

un pti billet

Mémoire : expérience de la transmission paternelle de l'art photographique noir et blanc. (Travail en cour d'exécution)

dimanche, avril 11 2010

" Les bergers d'Arcadie", Nicolas Poussin



Bergers_d-arcadie_big.gif


Trois hommes et une femme, tous supposés bergers d'après le titre du tableau, découvrent un gros bloc de pierre au paradis d'Arcadie. Il s'agirait d'une tombe, selon la logique de l'esprit. Ils semblent étonnés de leur découverte. La femme, qui est questionnée des yeux par un des berger (tu as vu? qu'est ce que cela peut être?), reste dubitative et passive, presque ennuyée de cette découverte. Notez que c'est elle qui occupe le plus de place dans le tableau, peut être est ce là un signe d'une vision avant-gardiste féministe. Toujours est-il qu'elle parait être le personnage décidant, qui trancherait sur la vérité de cette découverte.
Le berger du milieu, plus tenace, a une attitude de chercheur concentré, assoiffé et curieux de connaître ce qui se cache derrière ces symboles gravés dans la roche. Il va même jusqu'à les toucher du doigt pour s'imprégner de leurs formes.
Notre quatrième berger, celui de gauche, est un flemmard avachi sur la tombe, se tenant à son bâton pour ne pas tomber dans un profond sommeil.
Ces personnages pourraient être comparés à une équipe d'archéologues découvrant les vestiges de l 'invention de l'écriture, avec la femme pour chef d'exploration, deux assistants inutile et un passionné d'aventures.

La polémique de Kapo, Jacques Rivette et Serge Daney.


Ce film de Gillo Pontecorvo est surtout connu pour son "travelling" montrant le suicide d'une femme sur les barbelés électrifiées d'un camp. Jacques Rivette dénonce cette façon de filmer, qu'il qualifie d'abjecte. Comment filmer la mort? Un cinéaste a-t-il tous les droits quand il dépeint la solution finale? Voici les questions que soulève le film de Pontecorvo. Comparé au film documentaire d' Alain Resnais, "Nuit et Brouillard", dont la justesse traduit la culpabilité de l'Europe, Kapo est qualifié de pornographie artistique, formaliste, où l'on montre du doigt plutôt que de montrer du regard. J'aimerais placer cette problématique dans le contexte d'aujourd'hui. Je me souviens avoir vu le film d'Alain Resnais, ou une partie du moins, à l 'école. Les images qui me reviennent à l'esprit me font encore peur et me dégoûtent, parce que la vérité fait violence aux esprits. Comment une fiction peut-elle s'approprier un tel contexte et fabriquer des images, qui seront forcément fausse, pour illustrer une histoire docu-dramatique? "Pas de fiction après Resnais" dit S.Daney. Mais lorsque l'on voit aujourd'hui le nombre de films s'inspirant de cette Histoire, on s'interroge. Certes ces films rencontrent leur public, mais ils contribuent aussi à effacer la vérité, à instaurer un voile d'imagination autour des horreurs de la shoah. Je pense par exemple à "la vie est belle", que j ai trouvé magnifique, mais qui est vraisemblablement un énorme mensonge. La vérité est elle indispensable lorsque l'on réalise un film sur les camps? La question reste en suspend, car elle remet en question le statu du cinéma et sa place dans la restitution de l'Histoire.

samedi, mars 27 2010

Structure caramel

OLYMPUS DIGITAL CAMERA



OLYMPUS DIGITAL CAMERA


La grande affaire



ls-ev20.jpg

"Les drôles d'oiseaux en cage"

Cette photo est extraite du livre reportage de Jacques Perchet sur la condition de vie des oiseaux drôle, prisonniers en zone corrompue. Notre militant écologiste nous révèle des images choquante et révélatrice du traitement réservé à nos chers volailles humoristiques.
" Les oiseaux sont enfermés à 6 et parfois plus dans des cages de 2mcarré, avec pour seul perchoir les barreaux de leur prison et un arbre dénudé des ses feuilles" nous confie t-il exaspéré; "ce n'est pas une vie pour des oiseaux".
Les tortionnaires construisent des cages de fortune autour d'arbres plantés à la chaîne dans des régions excentrées et peu surveillées par l'armée verte. Il a fallu à Jacques Perchet beaucoup de courage et de dextérité pour ne pas se faire remarquer par la mafia régnant sur ces terres.
"J'ai même du rester plusieurs jours caché dernière un arbre!" nous dévoile t-il dans un des textes accompagnant ses photos reportage.


Un acte pour faire réagir :


ls-ev36.jpg

Jacques Perchet a en conséquence organisé la construction d'un cimetière en mémoire des oiseaux morts au combat, ou décédés suite à leurs blessures de captivité, que l'on estime au nombre de 161,2 (chiffre déduit des statistiques révélées par quelques miraculeux évadés). Chaque tombe se présente sous forme d'un piquet surplombé d'une forme triangulaire qui rappelle celle du bec d' oiseau, pointé vers le ciel pour qu'il puisse enfin prendre son envol en toute liberté. Ce projet a été réalisé en collaboration avec les membres du Cuicui clan, dans la région sud ouest de la Contrée Annexée.


La controverse, le débat :

La polémique sort tout droit du Cuicui clan lui même, nos meilleurs informateurs ayant réussi à infiltrer le groupe par quelque astuce maîtrisée (nous ne dévoilerons pas leur identité pour des raisons d'implication dans des affaires de corruption). Il semblerait que Jacquet Perchet et le Cuicui clan contribuent eux même à l'approvisionnement en armes des rebelles en régions excentrées par le biais du cimetière, servant de repère et de point de base à nombre d'échanges pernicieux. Il paraîtrait même que les plus grands oiseaux soient mêlés à cette affaire, jouant un double rôle victime/bourreau, comme le montre cette photo volée, prise par un de nos espions lors d'une transaction d'armes :

ls-ev14.jpg

(On peut largement distinguer le grand oiseau survolant le cimetière et communicant aux membres du Cuicui clan par satellite extensible)

L'hypothèse émise par notre grand sociologue Jean Baptiste Fouré nous éclaire sur la question de l'intérêt qu'auraient les oiseaux à contribuer au mensonge de leur propre destruction par les rebelles.
J-B Fouré : "Considérez l'apport en engrais que constituent plusieurs tonnes d'oiseaux mort à un champs supposé en abandon, imaginez ensuite toute la biodiversité qui s'y crée naturellement et vous comprendrez bien vite que cela représente une énorme source d'alimentation pour les oiseaux en ces temps de pénurie. C'est la philosophie de la survie par autodestruction, phénomène de plus en plus fréquent de nos jours".

On comprend mieux maintenant.

Peintures

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

40 X 70 cm, acrylique sur toile.



OLYMPUS DIGITAL CAMERA

50 X 70, acrylique sur papier.



OLYMPUS DIGITAL CAMERA

50 X 70, acrylique sur papier.

Portraits

OLYMPUS DIGITAL CAMERA


OLYMPUS DIGITAL CAMERA


OLYMPUS DIGITAL CAMERA


OLYMPUS DIGITAL CAMERA


25 X 50 cm, acrylique sur papier.


jeudi, mars 25 2010

Thérapie

vous.jpg

dimanche, février 28 2010

mous tache

dalex.jpg

Photo (re)trouvée, initialement prise sans aucun but.




dali

Photo trouvée.

dimanche, février 14 2010

L'hyperréel et le paradoxe de la négation

Jean Baudrillard définit le terme d'hyperréel comme une condition : le fait que le réel s' évanouisse du monde contemporain saturé d'informations et dominé par les médias, où seuls les signes du réel subsistent.

L'hyperréel serait donc confondu au monde contemporain et définit comme un "lieu où la réalité a disparu et où tout est simulacre", où les signes de la réalité, la superficialité, le déguisement et l'illusion prédominent, où l'objet est fétichisé. C'est "l'hallucinante ressemblance du réel à lui même", la réalité devient esthétique. Ceci me mène à me poser la question de la nature du réel. Pour moi le réel est la vérité du lien entre les hommes eux même et la relation sociale de l'homme à l'objet. J'appellerai ceci "l'humanité", dans le sens moral du terme. Ainsi l'hyperéel serait le réel dénué de toute humanité, et le réel les signes du réel ajouté de leur valeur sociale.

Je propose une solution individuelle au problème posée par le simulacre de l'hyperréel : la négation, ou résistance au flux d'information et d'image. Ignorer et passer outre les objets mis en valeur dans l'hyperréel tout en restant alerte. (Aucun acte de résistance ne se fait dans l' ignorance des faits). L'idée est de se créer une carapace de non influence afin de continuer à percevoir la dimension humaine du réel inondé de superficialité. On se retrouve alors dans une position sociale assez archaïque mais plutôt héroïque à mon goût.

RIEN

...

jeudi, février 4 2010

boulets des ballets

jeudi, janvier 21 2010

Henri Michaux


LE GRAND COMBAT


Il l'emparouille et l'endosque contre terre ;
Il le rague et le roupète jusqu'à son drâle ;
Il le pratéle et le libucque et lui baroufle les ouilais ;
Il le tocarde et le marmine,
Le manage rape à ri et ripe à ra.
Enfin il s'écorcobalisse.
L'autre hésite, s'éspudrine, se défaisse, se torse et se ruine.
C'en sera bientôt fini de lui ;
Il se reprise et s'emmargine...mais en vain.
Le cerveau tombe qui tant a roulé.
Abrah! abrah! abrah!
Le pied a failli!
Le bras a cassé!
Le sang a coulé!
Fouille, fouille, fouille,
Dans la marmite de son ventre est un grand secret.
Mégères alentours qui pleurez dans vos mouchoirs ;
On s'étonne, on s'étonne, on s'étonne,
Et on vous regarde.
On cherche aussi, nous autres le Grand Secret.

"Papa, fais tousser la baleine", dit l'enfant confiant.
Le tibétain, sans répondre, sortit sa trompe à appeler l'orage et nous fûmes copieusement mouillés sous de grands éclairs. Si la feuille chantait, elle tromperait l'oiseau.


(Qui je fus)

vendredi, janvier 15 2010

extension

IMGA0006.JPG



IMGA0008.JPG

IMGA0007.JPG



IMGA0021_-_copie.JPG

Cliquer dedans pour mieux y voir



IMGA0010.JPG

Plastique, acrylique, médium, fil de fer.

- page 1 de 3